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Publicité parue dans Karaté Bushido pour les mois d’avril et mai 2013 :

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Paru dans le périodique Ons Stad n°104 2013 :

USP: Unité d’élite en mission spéciale

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Formation concernant la technique du combat rapproché « Krav Maga »

En cas de besoin, ils forcent la porte d’entrée de la maison- les journalistes du périodique Ons Stad avaient l’occasion de s’en rendre compte lors de l’entraînement – et 25 secondes plus tard, les suspects sont par terre, désarmés et menottés, le visage tourné vers le sol.

 

Ou bien les agents masqués montent en un temps record et sans être assurés par corde, le long d’une gouttière jusqu’au troisième, cinquième ou sixième étage et pénètrent dans l’appartement par la fenêtre. En règle générale, ils sont appelés en cas de besoin de spécialistes, comme par exemple lors de prises d’otages, d’enlèvements ou – le plus souvent – lors de l’arrestation de délinquants particulièrement dangereux et armés. Et dans tous les cas, le directeur général de la police doit autoriser la mission.

 

L’Unité Spéciale de la Police (USP) – qui peut tout à fait se mesurer avec d’autres unités d’élite européennes, comme par exemple le GSG 9 allemand, qui fut créé le 26 septembre 1972 sur base des expériences faites lors de la prise d’otages à Munich, au cours de laquelle le commando terroriste « Septembre Noir » prit en otage onze participants israéliens aux Jeux Olympiques et qu’il tuait par la suite, tout en ne pouvant pas en être empêché par la police débordée de l’époque – comprend différents groupes et équipes, comme par exemple un groupe tactique, un groupe de négociation, des tireurs d’élite et un groupe opérationnel technique. Ce dernier est chargé de la recherche et du désamorçage de bombes et d’explosifs. Les cinquante membres de l’USP, qui sont exclusivement recrutés au sein du corps de police luxembourgeois – agents dont l’âge n’est pas supérieur à 35 années, qui plus tard, réintègrent le service normal – sont soumis au début à une formation supplémentaire, au cours de laquelle des critères très sévères sont appliqués (des activités sportives pendant huit à dix jours et surtout des tests de stress) et qui les mènent également en partie à l’étranger. En plus, notamment la capacité mentale, le pouvoir de concentration, l’aptitude de travail en équipe et le profil de personnalité des postulants sont déterminés moyennant des tests psychologiques. Ils doivent également prouver leurs performances de tir ainsi que l’aptitude de pouvoir manipuler les armes à feu de façon sûre.

 

Les membres de l’USP sont de permanence jour et nuit pendant six mois de l’année, ce qui exige beaucoup de force morale et d’idéalisme et qui n’est pas vraiment profitable à une vie de famille harmonieuse.

 

Le revenu des membres de cette unité correspond exactement au grade, qu’ils détenaient auparavant au sein de la police  » normale « . Et  » la prime du risque  » pour ce travail extrêmement dur, s’élève tout juste à 32,50 euros par mois, ce qui est moins que la prime pour travail par roulement allouée au service de police ( » normal « , remarque du traducteur). Le commandant porte un grade d’officier, mais se soumet au même esprit d’équipe que son groupe.

 

Du 31 mai au 1er juin 2000, l’USP fut au centre d’intérêt dans les médias: à Wasserbillig, une localité près de la frontière germano-luxembourgeoise, un homme âgé de 39 ans prit en otage 50 enfants et éducateurs dans une garderie, pendant 27 heures. L’USP était en mesure de terminer la prise d’otages moyennant une action sous fausse identité; le preneur d’otages, blessé gravement au cours de l’opération, fut condamné à une peine de prison de 22 années.

 

Bien que l’unité soit équipée d’armes les plus modernes et soit parfaitement formée en Krav Maga, la technique du combat rapproché développée par le service secret israélien, aucun coup de feu ne fut tiré au cours des dix dernières années à l’occasion des plus ou moins mille interventions extrêmement dangereuses. Et à l’exception d’une luxation d’épaule et d’une fracture, aucune blessure grave ne fut notée.

 

Pour l’instant seize jeunes policiers se sont présentés à la formation, tandis que quelques vieux routiers retourneront au service régulier. En effet, rares sont les personnes qui savent exercer ce travail d’Hercule pendant plus de dix ans.

 

René Clesse